04
Mai
2017

Dimanche 7 mai, comme je l’ai annoncé dès les résultats connus du premier tour, je voterai pour Emmanuel Macron.

Il ne s’agit nullement d’un soutien à son projet, qui reprend des propositions auxquelles je me suis toujours opposé comme la Loi travail et, dans le mandat précédent, les exonérations de cotisations aux heures supplémentaires ou la hausse de la CSG qui rendrait notre imposition des revenus encore plus injuste.

Je voterai pourtant Emmanuel Macron sans hésiter, car si nous avons des divergences sur la politique économique et sociale, nous partageons les mêmes valeurs : celles de la République. Et je ne confonds pas un adversaire politique et une ennemie de la République.

Demain, ces valeurs de la République – liberté, égalité, fraternité – pourraient être piétinées par le projet xénophobe et populiste de Marine Le Pen, comme le montrent les pratiques des municipalités dirigées par le Front National.

Demain, notre protection sociale et notre économie seraient mises mal par la démagogie d’un parti qui laisse croire qu’il serait possible sans coût exorbitant de sortir de l’Europe et de l’Euro et qu’un repli nationaliste résoudrait nos problèmes.

Le débat de mercredi soir a montré les mensonges et l’inconsistance d’une candidate qui rabaisse le débat politique à une succession d’invectives.

J’ai conscience de la déception de celles et de ceux qui, comme moi, se sont mobilisés pour un autre candidat que ceux présents au 2ème tour. Mais faire battre Marine le Pen n’est pas donner un blanc-seing au programme d’Emmanuel Macron, c’est le moyen de défendre l’essentiel.

Comme l’exprimait Jean-Luc Mélenchon appelant à voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen en 2002 : « Quelle conscience de Gauche peut compter sur le voisin pour sauvegarder l’essentiel... Ne pas faire son devoir républicain en raison de la nausée que nous donne le moyen d’action, c’est prendre un risque collectif sans commune mesure avec l’inconvénient individuel ». Emmanuel Macron serait-il moins respectable que Jacques Chirac pour un électeur de gauche ?

C’est aux élections législatives qu’il appartiendra de définir la ligne politique majoritaire de la prochaine législature. Je souhaite que la gauche se rassemble et j’agirai pour que ce soit le cas dans notre circonscription.

Dimanche, chaque bulletin blanc, chaque abstention, chaque voix qui manquera à Emmanuel Macron donnera d’autant plus de poids au Front National.

C’est pourquoi j’appelle à voter Emmanuel Macron pour faire barrage au Front national.

19
Avr
2017

Parce qu'avec le projet de traité, il remet la démocratie et la solidarité au cœur de l'Europe ;

Parce qu'il porte des réformes économiques et sociales décisives pour l'avenir et directement applicables ;

Parce qu'il porte un projet résolument écologique ;

Parce qu'il porte les valeurs socialistes auxquelles je suis profondément attaché ;

Je voterai dimanche 23 avril pour Benoît Hamon.

25
Mar
2017

C'était à la fin de l'année dernière. Henri était venu présider le déjeuner restreint entre la direction de la Caisse des Dépôts et le bureau de la Commission des finances. Eloigné de l'Assemblée depuis plusieurs mois en raison de sa maladie, il était heureux de retrouver une ambiance qui lui manquait, lui le député élu et réélu sans interruption depuis 1978. Fatigué physiquement, il n'avait rien perdu de sa clairvoyance, toujours aussi lucide et pertinent dans ses analyses.

Nos chemins se sont croisés plusieurs fois depuis 1981. Et même si une certaine complicité était née à la charnière des années 2000, lors d'échanges entre le conseiller du Premier Ministre et le président de la Commission des finances de l'époque, cette complicité est devenue une véritable amitié au cours de ces 10 années où nous nous sommes côtoyés au Parlement. Sans doute notre âge commun nous rapprochait-il, comme le goût du débat, de l'échange et de la politique économique.

En revenant sur ces terres landaises qu'il aimait tant, je ne peux m'empêcher de penser à cette invitation à venir parler à la Fête de la Rose des Landes à l'été 2014. Il m'avait demandé d'expliquer la situation économique et les doutes que nous partagions sur la politique gouvernementale devant plus de 600 militants. Je pensais que les militants attendaient plutôt un meeting et que je n'étais pas le mieux placé pour cela ; il m'avait convaincu qu'ils attendaient au contraire des réponses de fond à leurs interrogations. Il avait raison.

Sous une apparence bourrue qu'il cultivait, se cachait une grande générosité. Ce n'est pas seulement une grande figure de la gauche qui disparaît, c'est aussi un ami.

A sa famille et à ses proches j'adresse mes plus sincères condoléances.

05
Fév
2017

Jeudi 2 février, Nathalie Perrin-Gilbert a officialisé sa candidature à l'élection législative dans la 2ème circonscription aux côtés de la députée Isabelle Attard.

Il y a maintenant 10 ans, nous remportions avec Nathalie cette 2ème circonscription. C'était la première fois que notre circonscription basculait à gauche depuis le début de la Vème république. Pour Nathalie et moi, c'était le début de nombreux combats que nous avons menés pour les droits fondamentaux, la justice et l'égalité.

Le vote massif qui s'est exprimé dimanche en faveur de Benoît Hamon lors de la primaire citoyenne montre qu'il existe dans notre circonscription l'attente d'une vraie gauche, d'une gauche fidèle à ses valeurs et à ses convictions.

La candidature citoyenne de Nathalie Perrin-Gilbert, qui dans de nombreux domaines fait écho aux propositions de Benoît Hamon, répond parfaitement à cette attente. Ma conviction est qu'elle seule peut rassembler la gauche dans notre circonscription et la porter à la victoire.

25
Jan
2017

Dimanche dernier, les électrices et les électeurs de gauche se sont mobilisés en nombre pour désigner le candidat qui portera nos valeurs et notre programme à l'élection présidentielle de 2017.

Aux côtés d'Arnaud Montebourg, nous, parlementaires de gauche avons soutenu le Projet France, pour en finir avec l'austérité et le chômage de masse, pour la relance par l'investissement autour de nos industries et de nos entreprises françaises, pour la défense de nos PME, pour réduire les inégalités qui minent nos territoires et redonner un souffle démocratique à nos institutions.

Nous tenons à remercier les françaises et français qui ont apporté leur confiance à Arnaud Montebourg, mais également toutes celles et ceux qui ont permis cette grande réussite démocratique.

Aujourd'hui, nous nous réunissons autour de la candidature de Benoit Hamon, que nous soutenons parce qu'il partage avec nous le souhait d'une gauche renouvelée, fière de ses valeurs et capable de faire gagner la France et l'Europe face aux nombreux défis qui les attendent. Ensemble, nous avons refusé les dérives sociales-libérales du quinquennat. Dans le projet affirmé par Benoit Hamon, se retrouvent beaucoup de nos principaux combats : l'urgence d'une VIème république, d'une transition écologique et d'une véritable lutte contre l'austérité.

Face à une droite libérale et régressive et une extrême droite aux portes du pouvoir, nous avons le devoir de rassembler les gauches autour de la seule candidature qui le permette aujourd'hui.

Le 29 janvier, nous appelons toutes celles et tout ceux qui ont soutenu Arnaud Montebourg à préparer la victoire de la gauche en 2017, en votant Benoît Hamon.

 

Philippe BAUMEL, Député de Saône-et-Loire- Laurent BAUMEL, Député d'Indre-et-Loire- Jean-Pierre BLAZY, Député du Val d'Oise- Kheira BOUZIANE-LAROUSSI, Députée de Côte-d'Or- Henri CABANEL, Sénateur de l'Hérault- Laurent CATHALA, Député du Val-de-Marne- Jérôme DURAIN, Sénateur de Saône-et-Loire- Aurélie FILIPPETTI, Députée de la Moselle-Yann GALUT, Député du Cher, Daniel GOLDBERG, Député de Seine-Saint-Denis- Edith GUEUGNEAU, Députée de Saône-et-Loire- Jérôme LAMBERT, Député de la Charente- Patrick LEBRETON, Député de la Réunion- Catherine LEMORTON, Députée de Haute-Garonne-Christophe LEONARD, Député des Ardennes- Michel LESAGE, Député des Côtes-d'Armor- Bernard LESTERLIN, Député de l'Allier- Pierre-Alain MUET, Député du Rhône- Philippe NOGUES, Député du Morbihan- Christian PAUL, Député de la Nièvre - Patrice PRAT, Député du Gard- Christophe PREMAT, Député des Français de l'étranger- Cécile UNTERMAIER-Députée de Saône-et-Loire

24
Jan
2017

Dimanche dernier, des centaines de milliers de femmes et d'hommes de gauche ont participé aux primaires citoyennes en affirmant majoritairement leur opposition aux dérives qui ont marqué ce quinquennat.

Même si je ne partage pas certaines de ses propositions comme le revenu universel, je voterai sans hésiter pour Benoît Hamon. Les combats que nous avons menés ensemble contre la dérive libérale de la politique économique, la déchéance de nationalité, la Loi travail ou encore l'usage du 49.3, sont plus éloquents que les discours de campagne pour savoir qui porte réellement les valeurs de la gauche.

C'est pourquoi dimanche prochain, j'appelle les électeurs à se mobiliser en nombre pour donner à Benoît Hamon la force de rassembler des gauches que je n'ai jamais cru irréconciliables.

20
Jan
2017

Je fais partie de ceux qui, depuis longtemps, ont voulu ces primaires, pour qu'au terme d'un quinquennat décevant, la gauche ne soit pas éliminée dès le premier tour de la présidentielle. Mais l'unité ne se décrète pas. Elle suppose un projet capable de la rassembler, un candidat qui soit au cœur des combats et des valeurs de la gauche, et un programme cohérent qui puisse être tenu une fois au pouvoir.

C'est pourquoi, convaincu par la solidité et la cohérence du programme d'Arnaud Montebourg, j'ai choisi de le soutenir dès Frangy-en-Bresse. Depuis, son projet s'est renforcé, affiné, sans céder en aucune façon à la facilité de promesses irréalisables qui décrédibilisent la politique.

Tirant les conséquences de l'impasse dans laquelle nous ont conduit les politiques d'austérité en Europe, Arnaud Montebourg propose une politique qui réhabilite un volontarisme parfaitement adapté à la réalité de notre pays et de notre continent. Un volontarisme qui tourne résolument le dos à l'adaptation résignée aux dogmes de la pensée unique dominante à Bruxelles ou à celui d'une société du non-emploi.

Il n'y pas plus de fatalité au chômage qu'à la précarité, et l'exemple de nombreux pays en atteste. La meilleure façon de retrouver le plein-emploi et de sortir de la quasi-déflation, c'est d'investir massivement dans la transition écologique, c'est d'augmenter les salaires au rythme des gains de productivité, c'est d'engager dès le début du mandat une baisse de la pression fiscale sur les revenus modestes.

Son programme, issu du travail de toutes celles et ceux qui ont participé au Projet France, a une caractéristique pour moi essentielle : il privilégie des mesures directement applicables et sur lesquelles il puisse s'engager. En témoignent l'étude précise et détaillée qu'il m'a demandée d'une baisse de CSG sur les revenus modestes ou la création d'une mutuelle publique à 10 € par mois pour toute personne gagnant moins d'un SMIC complet.

C'est aussi le reflet des combats personnels qu'il a menés : le Made in France, le rejet de l'austérité, la refondation européenne ou encore la VIème république. Une réforme institutionnelle d'autant plus indispensable que ce quinquennat comme le précédent ont montré la faillite d'un système institutionnel où l'omnipotence présidentielle conjuguée à l'impuissance du Parlement ont conduit à des choix dictés par la seule navigation à courte vue.

Les élections antérieures ont montré que le scénario de l'élection présidentielle n'est jamais écrit d'avance. En votant pour Arnaud Montebourg, le candidat qui a le projet le plus construit et le plus crédible, nous pouvons bouleverser le scénario qui nous promet une gauche éclatée au premier tour de la présidentielle et un affrontement de la droite et de l'extrême droite au second.

Montebourg avec les jeunes du Club Lyon-Duchère

Montebourg avec les jeunes du Club Lyon-Duchère

19
Jan
2017

primaires-citoyennes-logo

Horaires

Le 1er tour a lieu ce dimanche 22 janvier.
Le second tour se déroulera le dimanche suivant, le 29 janvier.

Au premier comme au second tour, les bureaux de vote sont ouverts de 9 à 19 heures.

Qui peut voter ?

Toute personne inscrite sur les listes électorales au 31 décembre 2016, mais aussi les adhérents aux partis politiques co-organisateurs de la primaire (préinscrits avant le 25 décembre 2016)

Chaque participant devra payer 1 euro par tour et signer une charte des valeurs de la Gauche et des Écologistes.

Trouver son bureau de vote

Un dispositif de géolocalisation vous indique votre bureau de vote à partir de l'adresse qui a servi à votre inscription sur les listes électorales : https://ouvoter.lesprimairescitoyennes.fr/

18
Nov
2016

En réponse à la question qui m'a souvent été posée sur les candidats que je soutiendrai aux prochaines législatives, j'ai rappelé un principe du PS pour moi intangible : lorsqu'un député homme ne se représente pas, sa circonscription doit être réservée à une candidature féminine. Ce principe n'ayant pas été respecté par la fédération du Rhône dans ma circonscription, j'ai décidé de soutenir la candidature de Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement et ancienne secrétaire nationale du PS qui fut ma suppléante lors de mon premier mandat.

A une lettre du Premier Secrétaire fédéral considérant que ce choix traduisait le «mépris pour les militants et le travail que mènent sur le terrain les élus locaux », j'ai apporté la réponse suivante.

Chers camarades, cher-e-s ami-e-s,

J'ai choisi par conviction, avant même que cela ne devienne une obligation dans notre parti, de pratiquer le non cumul des mandats pour accomplir pleinement mon mandat de député. Ce mandat comporte une composante nationale, mais suppose aussi une forte disponibilité locale, non pour participer à la gestion d'une collectivité, ce qui n'est pas son rôle, mais pour être à l'écoute des habitants de sa circonscription et essayer de résoudre leurs problèmes.

La porte de ma permanence a toujours été ouverte aux militants, comme aux habitants de la circonscription qui souhaitent me rencontrer et que je reçois tous les vendredis et lundis, quand je ne suis pas retenu par une séance exceptionnelle à l'Assemblée. Il m'arrive même d'entendre des habitants du 4ème arrondissement me dire qu'il est plus facile de rencontrer le député que le maire d'arrondissement. Il est vrai que je n'ai pas d'autre fonction que celle de député et que cela me permet de consacrer du temps à résoudre des situations personnelles qui sont parfois très difficiles.

Je ne méprise nullement le travail des élus locaux, j'ai accompli avec passion mes mandats d'adjoint au maire et de vice-président du grand Lyon auprès de Gérard Collomb. Et si je n'exerce plus de mandat local, j'ai continué à soutenir le travail de l'équipe municipale et de la métropole, à Lyon comme à l'Assemblée nationale. En témoignent - cette semaine encore - les amendements que j'ai signés et déposés à la demande du président et des élus de la métropole, avec mes collègues députés de Lyon. On peut soutenir l'action locale d'un maire, et être en désaccord avec les choix politiques qu'il fait au niveau national. Cela est de ma responsabilité comme de la sienne que je respecte.

Des hommes politiques qui m'ont influencé, Pierre Mendès-France, Jacques Delors et Lionel Jospin, j'ai retenu que la grandeur des politiques était de respecter les engagements qu'ils prennent devant les électeurs. C'est aussi la meilleure façon de respecter les militants qui ont fait campagne pour moi. Au cours de ces 10 années, je n'ai jamais été en contradiction avec ces principes. Cela m'a conduit parfois à m'opposer à ce que j'ai considéré comme un reniement de nos engagements – la déchéance de nationalité ou l'article 2 de la Loi travail – pour ne citer que les questions les plus récentes. Je m'en suis toujours expliqué auprès des militants lors de réunions de section ou de conseils fédéraux, mais aussi sur mon site internet et dans mes lettres d'information mensuelles.

Et à travers les 15 rapports parlementaires que j'ai rédigés et les 6 ouvrages – volontairement publiés à la fondation Jean-Jaurès pour qu'ils soient accessibles à tous –, j'ai essayé de contribuer au cours de ces 10 années à la structuration de la pensée socialiste, comme je l'avais fait dans une vie antérieure pour la science économique. J'ai d'ailleurs consacré beaucoup de temps à répondre aux nombreuses sollicitations de fédérations ou de sections PS de notre pays, et aussi de partis sociaux-démocrates européens, qui souhaitaient un éclairage sur les grands problèmes économiques de notre temps et les réponses que nous, socialistes, pouvions y apporter.

Le terme « mépris des militants » me choque d'autant plus que, militant socialiste depuis 1974 et même depuis 1965 si on y inclut le PSU dont j'ai été l'un des dirigeants étudiants, j'ai ressenti comme une forme de mépris des militants et des principes du PS le refus de participer à la campagne de notre candidat Jean-Jacques Queyranne à la région ou, aujourd'hui, le fait de s'affranchir des règles – fussent-elles non écrites – qui veulent que lorsqu'un député homme ne se représente pas, il soit remplacé par une candidature féminine.

J'en viens donc à la question de la candidature que je soutiendrai. J'ai annoncé lors de la campagne de 2007 que je m'appliquerai le non cumul des mandats et je m'y suis tenu. J'ai annoncé en 2012 que je ne me représenterai pas à un nouveau mandat en 2017 et je m'y suis tenu. Questionné sur mon successeur il y a un an et demi, j'ai annoncé que, pour moi, le principe que nous avions établi au secrétariat national dont j'étais membre auprès de François Hollande puis de Martine Aubry selon lequel lorsqu'un député homme ne se représente pas, la circonscription soit réservée à une femme, était intangible et que je ne soutiendrai « qu'une femme authentiquement socialiste ». Cela me paraît d'autant plus justifié pour la 2ème circonscription que dans les 2 autres circonscriptions actuellement de gauche, ce sont des hommes qui se représentent.

J'ai donc répété aux dirigeants nationaux de notre parti qui m'ont consulté cet été que, si ma circonscription n'était pas réservée à une femme comme cela aurait dû être, et s'il n'y avait pas de candidature féminine émanant de notre parti, je soutiendrais mon ancienne suppléante et ancienne secrétaire nationale du PS Nathalie Perrin-Gilbert, ou ma suppléante actuelle, également non membre du parti socialiste. Avec Nathalie, nous n'avons pas nécessairement les mêmes positions sur les questions municipales, mais nous avons les mêmes convictions sur les questions nationales et c'est la seule chose qui compte pour moi s'agissant des législatives, sauf à écœurer encore un peu plus nos électeurs en faisant du maintien de baronnies locales le seul critère de choix à des élections nationales.

Au cours de ces 3 derniers mois, j'ai échangé avec 2 militantes socialistes de la circonscription qui auraient pu être candidates. Elles ne l'ont pas souhaité, notamment parce que, bien qu'elles ne partagent pas les positions de Nathalie sur la politique municipale, elles partagent ses convictions sur la politique nationale et sont convaincues, comme moi, qu'elle l'emportera largement à gauche. J'ai également reçu un militant qui était candidat et avait tout à fait les compétences et les qualités pour représenter notre parti dans cette circonscription. Je lui ai dit que sa candidature était parfaitement légitime mais que par principe je ne soutiendrai pas une candidature masculine. A ma grande stupéfaction, j'ai appris que des pressions avaient été faites « au plus haut niveau » pour qu'il retire sa candidature contre le candidat officiel de la mairie. J'ai reçu plus récemment deux autres candidats qui envisagent de se présenter, considérant que le gel de la circonscription remet en cause la date limite du 15 novembre et je leur ai tenu le même discours quels que soient l'amitié et le respect que je leur porte.

Enfin, puisque le maire de Lyon soutient officiellement aujourd'hui à la présidentielle un candidat qui se présente contre celui que désignera notre primaire et que ce candidat affirme depuis longtemps, non seulement qu'il n'est pas socialiste, mais qu'il n'est ni de droite ni de gauche, je ne doute pas un instant que le Premier secrétaire de notre fédération si prompt à donner des leçons adressera aux militants de la fédération un courrier comparable à celui qu'il a adressé aux militants de ma circonscription.

En ce qui me concerne, et face au reniement des principes de notre parti que constitue la désignation d'un homme comme candidat dans cette circonscription, je suis fier de soutenir Nathalie Perrin-Gilbert, une femme de conviction authentiquement socialiste, qui a gagné avec moi en 2007 une circonscription qui avait toujours été à droite avant nous, et qui est la meilleure candidate pour la conserver à gauche.

Pierre-Alain Muet
Député socialiste de la 2ème circonscription du Rhône,
Vice-président de la commission des finances de l'Assemblée nationale.

14
Déc
2015

Le bilan mitigé des régionales montre que, dans un contexte national peu porteur, l'union de la gauche et des écologistes a permis de conserver des régions où le score gauche-droite était serré. Cela n'a pas été suffisant dans notre région Rhône-Alpes Auvergne et en Ile de France pour compenser le report des voix du front national sur la liste de droite.

Ce scrutin démontre que l'union de la gauche est plus que jamais nécessaire. Mais il ne suffit pas pour cela d'en appeler à l'union sans rien changer à la politique nationale. Il faut aussi que celle-ci s'inscrive dans les valeurs de la gauche pour que nos électeurs s'y reconnaissent.

A Lyon, la liste d'union conduite par Jean-Jack Queyranne reste très largement majoritaire (48,8 %) avec 9 points d'avance sur la liste Wauquiez (39,6 %). C'est enfin dans la 2ème circonscription que les résultats de la gauche sont les plus nets (54,3% pour la liste Queyranne, 36,7 % pour la liste Wauquiez, 9 % pour la liste du Front National), confirmant un ancrage à gauche de plus en plus marqué notamment dans les 1er et le 4ème arrondissements (respectivement 60,1 % et 55,9 %) ainsi que le faible poids du Front national.

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