14
Déc
2015

Le bilan mitigé des régionales montre que, dans un contexte national peu porteur, l'union de la gauche et des écologistes a permis de conserver des régions où le score gauche-droite était serré. Cela n'a pas été suffisant dans notre région Rhône-Alpes Auvergne et en Ile de France pour compenser le report des voix du front national sur la liste de droite.

Ce scrutin démontre que l'union de la gauche est plus que jamais nécessaire. Mais il ne suffit pas pour cela d'en appeler à l'union sans rien changer à la politique nationale. Il faut aussi que celle-ci s'inscrive dans les valeurs de la gauche pour que nos électeurs s'y reconnaissent.

A Lyon, la liste d'union conduite par Jean-Jack Queyranne reste très largement majoritaire (48,8 %) avec 9 points d'avance sur la liste Wauquiez (39,6 %). C'est enfin dans la 2ème circonscription que les résultats de la gauche sont les plus nets (54,3% pour la liste Queyranne, 36,7 % pour la liste Wauquiez, 9 % pour la liste du Front National), confirmant un ancrage à gauche de plus en plus marqué notamment dans les 1er et le 4ème arrondissements (respectivement 60,1 % et 55,9 %) ainsi que le faible poids du Front national.

10
Sep
2015

Deux thèmes ont dominé cette journée qui rassemblait aux cotés de la Délégation Socialiste Française au Parlement européen des députés et des sénateurs :

- La politique migratoire et l'accueil des réfugiés : le droit d'asile est l'honneur de notre république et l'expression de notre attachement aux valeurs de paix, de liberté et de solidarité, fondatrices de l'Europe. Nous voulons que l'Europe garantisse des voies d'entrées sures et légales pour les migrants et les demandeurs d'asile et une politique migratoire commune.

- Quelle relance pour l'Europe ? La crise a montré l'urgence d'un « gouvernement économique » de la zone euro. C'est aussi la conséquence du déficit démocratique de l'union monétaire. Quelles institutions pour répondre à ce déficit ?

En pièce jointe, l'appel de Strasbourg des parlementaires socialistes français.

pdfL'Appel de Strasbourg des parlementaires socialistes français

06
Jui
2015

Au congrès de Poitiers du parti socialiste, je suis intervenu dans le débat général sur un thème que l'on retrouve dans toutes les motions : la réforme fiscale. Le développement des systèmes informatiques permet de réaliser à brève échéance une profonde modernisation de notre impôt sur le revenu avec un prélèvement à la source qui ajustera presque instantanément l'impôt au revenu perçu chaque mois par le contribuable, tout en préservant la confidentialité des données personnelles.

On peut avancer simultanément dans la réforme de la CSG en versant la composante revenus d'activité de la prime d'activité sous la forme d'une CSG progressive jusqu'à 1,2 SMIC, évitant ainsi de reverser à un salarié au SMIC à temps plein une « aide » du même ordre de grandeur que la CSG qui lui est prélevée.

Ces deux réformes constituent une étape importante vers la réunification de nos deux impositions du revenu dans un « impôt citoyen progressif prélevé à la source », pour lequel nous plaidons depuis 10 ans dans tous les projets du PS.

13
Avr
2015

A ceux qui m'interrogeaient vendredi sur la motion que je soutiendrai, j'ai répondu que je n'avais pas de problème majeur avec les deux autres textes dont j'avais pris également connaissance, mais que si le texte de Jean-Christophe Cambadélis intégrait suffisamment les inflexions que nous défendions avec Martine Aubry sur la politique économique, je le soutiendrai car c'est la meilleure façon de faire aboutir ce pourquoi nous nous battons : réussir les deux dernières années du quinquennat.

Par rapport à la contribution initiale de J-C Cambadélis que je n'avais pas signée, le texte introduit un certain nombre de changements essentiels pour moi.

1°) Le premier concerne les 15 milliards d'allègements sur les entreprises qui restent à engager dans les lois de finances. Après avoir mentionné le rapport qui sera réalisé avant l'été, le texte écrit « Les engagements ne semblent pas, à ce stade et par toutes les branches professionnelles, respectés. Si cette situation est confirmée par l'évaluation nationale, nous estimons que les 15 milliards du Pacte qui restent à utiliser devraient dorénavant l'être plus directement pour favoriser l'emploi, l'investissement privé productif et les investissements publics. »

Il propose « de mieux cibler les dispositifs d'intervention pour les entreprises qui en ont un réel besoin – et d'abord les PME et ETI industrielles, ainsi que les secteurs exposés à la concurrence internationale – et sur les leviers réellement utiles à la compétitivité comme la recherche, l'innovation, la formation » et de moduler la fiscalité des entreprises « selon la part consacrée aux investissements ou aux dividendes».

2°) Rappelant que « chaque fois que la gauche a gouverné, elle a laissé sa trace par de grandes avancées sociales : les congés payés, les lois Auroux, le RMI, les 35 heures, la CMU... », il écrit que « La grande œuvre sociale de ce quinquennat doit être la sécurité sociale professionnelle. »

3°) Il rejette clairement le contrat unique de travail et la modification des instances représentatives du personnel dans les grandes entreprises et affirme - avec toute l'ambiguïté du terme - son « opposition à une nouvelle extension du travail dominical ».

4°) En matière de réforme fiscale, la motion demande « que le chantier de l'impôt citoyen soit engagé dès le projet de budget pour 2016 par un prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu et une réduction de la CSG sur les premières tranches de revenus. », première étape d'un rapprochement de l'impôt et de la CSG.

5°) Enfin, l'analyse du bilan est plus réaliste que la contribution initiale, reconnaissant que « les Français s'interrogent sur l'efficience de la politique économique» et que « les politiques d'austérité en Europe ont conduit à la récession», et plaide pour amplifier la réorientation des politiques européennes. Et surtout, la conclusion reprend largement la conclusion de la contribution de Martine Aubry intitulée « Pour une nouvelle social-démocratie », en rappelant que « La crise de 2008, la plus grave depuis 1929, a montré que la troisième voie n'en était pas une pour la gauche. L'avenir n'est pas le social-libéralisme. Car à la fin, il reste le libéralisme sans le social. »

25
Oct
2014

« La voix est libre reçoit Pierre-Alain Muet. A 69 ans, le député socialiste est devenu une des figures emblématiques de ceux que l'on appelle « les frondeurs ». Grand spécialiste de l'économie, ancien conseiller de Lionel Jospin à Matignon, ancien professeur d'économie à Sciences Po Paris et à Polytechnique, il ne se reconnaît plus dans les choix du gouvernement Valls...

Sur le plateau de la Voix est Libre, Pierre-Alain Muet pourra s'expliquer sur cette fracture profonde qui est en train de faire imploser le Parti Socialiste, après une semaine sous tension marquée par le retour très critique de Martine Aubry et l'abstention de 39 députés socialistes sur le vote du budget. »

01
Oct
2014

Vous pouvez écouter ci-dessous mon intervention à la Fête de la Rose des Landes sur la crise et la politique économique en France et en Europe.

 

 

Dans ce discours, je reprends le fil de la crise depuis son éclatement en 2008 jusqu'à aujourd'hui pour expliquer que le programme sur lequel nous avons été élus était le bon chemin pour répondre à la crise. Et s'il fallait y ajouter une mesure raisonnable sur la compétitivité, il n'y avait aucune raison de programmer 41 milliards d'allègements, mal calibrés, mal ciblés, mal évalués, obligeant à faire une politique d'austérité avec 50 milliards de réduction des dépenses sur 3 ans. Une politique qui reproduit le cocktail – baisse des dépenses/baisse du coût du travail – qui a plongé l'Europe dans la récession et au bord de la déflation.

Face à l'effondrement de la demande, il fallait revenir à l'objectif d'inverser rapidement la courbe du chômage en agissant sur l'apprentissage et sur les emplois d'avenir.

En conclusion, j'invite les socialistes à ne pas se tromper d'époque. « La modernité du socialisme, ce n'est pas Blair et Schroeder. La modernité du socialisme, ce n'est pas d'adapter notre idéal de solidarité à une mondialisation libérale qui a échoué. Ce sont les inégalités qui ont engendré les dérives financières qui ont conduit à la crise. Ce sont les égoïsmes nationaux qui ont conduit à la crise de la zone Euro. Alors n'ayons pas peur, nous, socialistes, de ce que nous sommes. Car le principe de solidarité que nous portons depuis toujours est la seule et la vraie réponse à la crise d'aujourd'hui. »

07
Avr
2014

J'ai signé avec de nombreux parlementaires socialistes une tribune qui tire les conséquences de l'avertissement sévère donné par nos concitoyens lors des municipales. Ce texte, intitulé « Les conditions de la confiance ; pour un contrat de majorité », a rassemblé près de 90 parlementaires socialistes. Il ne s'agit pas d'un acte de défiance vis-à-vis du nouveau gouvernement, mais de la conviction que nous devons entendre ceux qui bien qu'ayant voté pour le changement en 2012, ont exprimé par leur vote ou leur abstention leur incompréhension et leur déception.

Comme je l'ai souvent exprimé sur ce site, l'urgence est une réorientation européenne mettant fin aux politiques d'austérité qui ont enfoncé l'Europe dans la récession. Pour cela, il faut mettre en œuvre en France comme en Europe des trajectoires budgétaires soutenables, compatibles avec le retour de la croissance et la baisse du chômage.

S'agissant enfin de la politique nationale, il faut rééquilibrer l'action en faveur des ménages, à la fois pour des raisons de justice sociale, mais aussi d'efficacité économique. Les entreprises ont été depuis un an les principales bénéficiaires des allègements fiscaux. Il fallait certes prendre des mesures pour redresser à terme notre compétitivité. Mais les politiques d'offre ne jouent qu'à long terme et ce n'est pas le déficit de compétitivité qui explique l'atonie de la croissance française et européenne depuis 3 ans, mais l'effondrement de la demande. Le retour de la croissance dépend d'abord, à court terme, de l'augmentation du revenu des Ménages, c'est-à-dire du pouvoir d'achat et de l'emploi. Et c'est aussi le redressement de la consommation qui conditionne la reprise de l'investissement des entreprises.

Il nous faut enfin réaffirmer les choix et les engagements de la campagne présidentielle 2012 sur la régulation des activités financières, la transition écologique, la revitalisation de la démocratie française.

Ce sont ces différents éléments que nous développons dans le texte ci-joint (Contrat de majorité) et que j'évoque dans un entretien publié par Lyon Capitale.

LyonCapitale

18
Jui
2012

Madame, Monsieur,

Avec 58,15 % des suffrages exprimés, les électeurs de la 2ème circonscription de Lyon m’ont réélu député. Je remercie les 23 516 électeurs et électrices qui m’ont accordé leur confiance. Je veux aussi m’adresser à toutes celles et ceux qui ont fait un autre choix ou qui se sont abstenus. Je vous représenterai tous à l’Assemblée nationale et souhaite associer à mon action celles et ceux qui veulent y participer.

Fidèle aux convictions que j’ai défendues dans mon premier mandat et au cours de la campagne, je me consacrerai pleinement au mandat qui m’a été confié. A l’écoute des habitants de la 2ème circonscription, je tiendrai des réunions régulières pour débattre avec vous des grands sujets de la législature et vous informerai périodiquement de mon action nationale et locale, notamment à travers ce site, qui reprend après quelques semaines de silence pendant la période de campagne.

Je suis heureux que Lyon compte désormais 3 députés de gauche, avec la brillante réélection de Jean-Louis Touraine, et l’entrée de Thierry Braillard au Parlement. Je me réjouis de la majorité forte et cohérente à l’Assemblée nationale, qui donne au gouvernement les moyens d’agir. Je mesure néanmoins la responsabilité de la majorité présidentielle face aux difficultés économiques et aux attentes de nos concitoyens et je participerai activement à la mise en œuvre du programme de justice et de redressement de notre pays.

Je tiens à adresser mes chaleureux remerciements à celles et ceux qui se sont mobilisés nombreux pour m’accompagner avec ma suppléante Thérèse Rabatel dans cette campagne.

Comme dans mon précédent mandat, vous pouvez compter sur moi pour être le député actif et engagé qui portera la voix des Lyonnais-es à l’Assemblée nationale.

Pierre-Alain Muet

10
Oct
2011

Le premier tour de la primaire citoyenne, marqué par une forte participation, est un incontestable succès pour la démocratie et pour la gauche. L'excellente tenue de la campagne, le respect dans lequel s'est déroulé chacun des débats ont permis ce beau succès populaire.

L'excellent score de Martine Aubry, que les Lyonnais ont placée en tête, montre l'attente d'une gauche déterminée, efficace et ambitieuse. La percée d'Arno Montebourg traduit également ce désir de profond changement.

Rien n'est joué car le second tour sera très serré et chaque voix va compter. Tout au long de la campagne, Martine Aubry a montré sa détermination et la force de ses convictions pour porter le changement qu'attendent nos concitoyens. Pour avoir connu dans l'action la ministre qui porta tous les grands projets sociaux de la gauche et pour travailler avec elle depuis 3 ans au sein de la direction du PS, je sais qu'elle est la mieux placée pour rassembler la gauche, la conduire à la victoire et redresser notre pays.

Dimanche prochain c'est vous qui déciderez. Il faut offrir la victoire la plus large possible à Martine Aubry afin que derrière elle, la gauche rassemblée remporte l'élection présidentielle.

10
Oct
2011

Avec 34,3 % des voix, Martine Aubry arrive en tête à Lyon devant François Hollande (32,7 %) et Arnaud Montebourg (19,4 %). Elle recueille 41 % dans le 1er arrondissement devant Hollande et Montebourg (24 % chacun) et 38,6 % dans le 4èmearrondissement devant Hollande (29,6 %) et Montebourg (21,2 %).

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